Stress au travail : les coupables sont les politiciens et les syndicalistes !
Les français sont stressés, au travail notament, ils n'ont pas le moral, ils sont les plus gros consommateurs d'antidépresseurs, etc... A qui la faute ? Aux "nouvelles formes d'organisation du travail" d'après nos politiciens et autres syndicalistes (comprendre "nouvelles formes d'exploitation", voir ici). Ben tiens !
Voilà un commentaire que j'ai posté sur le site du Figaro sur ce sujet du stress au travail :
Les français ne seraient pas aussi stressés si nos politiciens et nos syndicalistes ne leur prenaient pas chaque mois la moitié de leur salaire en impôts et charges sociales.
Si les politiciens et les syndicalistes foutaient un peu la paix aux français (baissaient les impôts et les charges), les français pourraient enfin lever le pied, souffler un peu au lieu de pousser à fond la machine pour payer leur rançon à l'Etat (et essayer de survivre par ailleurs).
Mais au lieu de ça, nos crétins de politiciens et de syndicalistes mettent en cause les "nouvelles formes d'organisation du travail" (comprendre, nouvelles formes d'exploitation) et s'apprêtent à éreinter encore davantage les pauvres français avec une nouvelle règlementation ubuesque dont ils ont le secret et les impôts correspondants !
Si les français ne veulent plus être autant stressés, il faut surtout qu'il se débarrassent de cette vermine syndicalisto-politicarde.
N'hésitez pas à poster sur le site du Figaro d'autres commentaires similaires (ou celui-là s'il vous convient). Il paraît qu'ils seront relayés ce soir à 22 heures dans une émission "Bouge la france" sur Public Sénat.
Ma vue est-elle défaillante ou votre commentaire n'apparait-il pas ?
Rédigé par:Sébastien | le 07/04/2008 à 21:40
Le Figaro n'a pas du le juger intéressant. Ou bien il est en attente de validation.
Rédigé par:Le Champ Libre | le 07/04/2008 à 21:45
A mon avis, il est fort probable que le commentaire n'ait pas été sélectionné juste pour la dernière phrase très polémique. Il faut bien voir que dans les medias, ce genre de choses est mal vu. Il y a moyen de faire passer des choses en gardant une certaine réserve sur la forme.
Sur le fond, je voudrais ajouter un petit commentaire à ceci: "Si les politiciens et les syndicalistes foutaient un peu la paix aux français (baissaient les impôts et les charges..."
Certes, mais d'un côté on pourrait dire "les politiciens" tout court, dans la mesure où la capacité de nuisance syndicale passe par l'Etat et ne saurait exister de manière institutionnalisée sans l'Etat. Si on veut ajouter "les syndicalistes" parce qu'ils poussent pour plus de recettes via les charges sociales par exemple, très bien mais ça pourrait s'appliquer à tous ceux qui poussent et pas seulement des syndicalistes, y compris tous les "entrepreneurs privés" qui courent après ses largesses.
Enfin, s'il y a d'excellentes raisons de réclamer la paix via moins de charges et impôts, on oublie souvent chez les libéraux, sans doute par réflexe culturel anti-gauchiste, qu'il y a autre chose pouvant peser sur les salaires d'une manière superficiellement similaire à ce que la théorie marxiste de l'exploitation décrit.
En effet, en plus de la sécurité sociale et d'un budget de l'Etat gigantesque, on a des montagnes de textes de réglementations qui ont pour but et/ou conséquence de cartelliser artificiellement les marchés. On est donc dans une économie largement "corporatiste" (ce qui au passage est le modèle économique du fascisme). Dans la mesure où ceci permet l'établissement de prix de monopole, il y a un double effet de réduction du pouvoir d'achat des français en général (alors que pour les impôts, l'effet ne saurait être général puisqu'ils faut bien que certains soient bénéficiaires nets dans le processus budgétaire).
D'une part, cela implique une réduction de la demande de travail en général et donc une diminution des salaires d'équilibre, la différence étant empochée par les employeurs bénéficiant de suffisamment de restrictions de la concurrence pour obtenir les prix de monopole (c'est cette rente de monopole qui s'apparente au surplus de l'exploitation au sens marxiste).
De plus, l'assortiment de biens produits dans la société est altéré (moins de production dans les secteurs restreints et plus dans ceux où les facteurs de production ainsi "libérés" se "réfugient") et ce au mépris des priorités des gens en tant que consommateur, ce qui peut être considéré comme une réduction de leur pouvoir d'achat.
Enfin, dans la mesure où le SMIC n'est pas diminué, le chômage involontaire est augmenté en général parce que sur les marchés du travail peu qualifié, la baisse de salaire consécutive à la cartellisation est interdite à cause du SMIC. Cela implique à son tour une réduction de la production qui se fait ressentir en pouvoir d'achat diminué pour les consommateurs.
Bref, il y a exploitation tous azimuts, des contribuables travailleurs, entrepreneurs, épargnants, etc. via les impôts et la sécurité sociale ET AUSSI des travailleurs salariés via la cartellisation forcée. Ceci dit, cette forme d'exploitation n'a rien de nouveau.
Rédigé par:Xavier Méra | le 16/04/2008 à 20:14
Erratum: J'aurais plutôt dû ranger la sécurité sociale dans la case exploitation des travailleurs puisque ses cotisations pèsent de manière sélective sur les salaires.
Rédigé par:Xavier Méra | le 16/04/2008 à 20:28
Grace à un certain Sehb (et peut-être à d'autres) le commentaire est passé.
Rédigé par:Le Champ Libre | le 16/04/2008 à 21:50