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Oui, il faut privatiser l'AFP

Pour une fois qu'un libéral de l'UMP, Claude Goasguen en l'occurence, dit quelque chose d'intéressant, soutenons le. Oui, il faut privatiser l'AFP (et le reste, France 2, France 3, etc...)

L'Etat jette votre argent par les fenêtres ? Cela va continuer

On apprend dans Le Figaro et Libération que l'Etat français gèrerait très mal ses affaires immobilières et que les pertes s'élèveraient à plusieurs centaines de millions d'euros.

Il n'y a là à mon avis rien de très étonnant. C'est selon moi la conséquence directe du statut de la fonction publique, du fait que l'on ne puisse pas sanctionner un fonctionnaire qui fait mal son travail et en récompenser un autre qui le fait bien. Tant que l'on continuera à payer tous les fonctionnaires de la même façon (avancement à l'ancienneté), tant que les fonctionnaires seront donc parfaitement irresponsables (dans le sens ou ils ne subissent jamais les conséquences de leurs actes), l'Etat français continuera d'aller à la dérive, l'Etat français continuera à fonctionner en dépit du bon sens.

Non à la hausse de la redevance télé, Oui à sa suppression

Suite à la décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la pub sur France 2, France 3, etc... le gouvernement est contraint de chercher de l'argent pour compenser cette future perte de recettes publicitaires. Ou va t-il le trouver ?

Dans votre poche bien sur puisqu'il est question d'augmenter la redevance télé ou d'autres impôts (Source).

L'Etat vous prend pourtant déjà chaque mois la moitié de votre salaire. Mais Nicolas Sarkozy a sans doute envie de faire encore pire.

Il y aurait pourtant une solution très simple sur cette question : ce serait de privatiser enfin France 2, France 3, etc... On pourrait ainsi supprimer la redevance télé au lieu de l'augmenter.

Bertrand Delanoë fait la promotion du libéralisme !

Et oui, décidément les temps changent (voir la note précédente). C'est aujourd'hui Bertrand Delanoë (PS) qui chante les louanges du libéralisme :

"Je suis libéral, la droite ne l'est pas. La gauche doit se réapproprier avec fierté le mot et la chose" [...]"Si les socialistes du XXIe siècle acceptent enfin pleinement la libéralisme, s'ils ne tiennent plus les termes de 'concurrence' et de 'compétition' pour des gros mots, c'est tout l'humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique" (Source)

En somme au PS, après "Les libéraux c'est tous des sales égoïstes qui ne pensent qu'au fric et veulent exploiter la misère de l'humanité, etc..." on passe à "Les libéraux, c'est nous !". Comme c'est drôle.

Les libéraux de la dernière heure sortent de leur trou

Il y a 8 ans de ça, quand j'ai commencé à défendre le libéralisme sur Le Champ Libre, le mot libéral était en France une insulte. Tous nos "intellectuels" (ce qui en tient lieu du moins) et autres journalistes hurlaient à la mort quotidiennement contre lui. Personne ne s'en réclamait, sauf quelques rares associations/sites internet (bravo à eux). Et absolument aucun homme politique ne revendiquait cette étiquette bien entendu, sauf  Alain Madelin bien sur (un grand bravo à lui).

Et puis de l'eau a coulé sous les ponts. C'est d'abord Jean-François Kahn, cofondateur de l'hebdomadaire antilibéral primaire Marianne qui, en 2002, a entrepris un premier et cocasse retournement de veste. Plus récemment, mais tout aussi spectaculairement/risiblement, c'est Philippe Val de Charlie Hebdo qui, après avoir craché pendant des années sur le libéralisme, nous annonçait que, s'il y avait un vrai libéral dans ce pays, c'était bien lui.

Quand le vent tourne, les girouettes (politiciens) ne tardent jamais trop à changer de direction (discours). Ainsi, Nicolas Sarkozy qui se défendait encore très récemment d'être libéral, nous dévoile maintenant un peu plus chaque jour sa passion jusque là très discrète pour le libéralisme (tout en fustigeant "les dérèglements du capitalisme financier", on n'est jamais trop prudent). François Bayrou est lui aussi (selon ses supporters du moins) un grand libéral (d'une grande timidité jusque là alors). Ségolène Royal aussi est libérale nous dit Manuel Valls (PS) qui l'est lui encore davantage ! Et cerise sur le gateau, Olivier Besancenot lui même n'est plus "antilibéral" ! (mais "anticapitaliste" nuance)

Quand on demandait à Margaret Thatcher de laquelle de ses réalisations elle était le plus fière, elle répondait : "du New Labour !". Bravo aux rares et véritables défenseurs du libéralisme en France donc. Beau travail.

Il y a 50% de taxes dans un litre d'essence

Le prix du litre d'essence est près d'atteindre la barre de 1,50 euros (10 francs pour les anciens).

Bien entendu, certains prétendent que cela est du aux superprofits des vilaines grandes compagnies pétrolières (Le Canard Enchaîné cette semaine par exemple).

Rappelons donc que dans un litre d'essence, il y a beaucoup de taxes (TIPP et TVA), 50% du prix environ,  comme vous pourrez très facilement le vérifier ici et ici. Autrement dit, sans les taxes, le prix de l'essence serait à 75 cents le litre.

Médias publics, médias privés : qui est le plus libre ?

Un témoignage très intéressant de Jean-Michel Aphatie qui bat en brèche les idées reçues sur la soit disant supériorité des médias publics sur les médias privés.

Le PS va abandonner le socialisme pour le libéralisme !?

Manuel Valls, membre du Parti Socialiste (PS) et maire d'Evry, déclarait récemment dans une interview à l'hebdomadaire Le Point à propos de son dernier livre : "Je n’attaque pas le PS, je veux le refonder, car l’idée socialiste est en partie morte. C’est la thèse du livre : le vieux socialisme, celui qui a imprégné la gauche française pendant des décennies, est épuisé. Il faut inventer autre chose. "

Bref, selon Manuel Valls qui ne mâche donc pas ses mots, le socialisme est mort et il faut passer à autre chose ! A quoi ?

Au libéralisme selon Manuel Valls qui déclare : "Moi, je veux aider à concilier la gauche avec la pensée libérale."

Voilà qui fera tousser plus d'un "vieux socialiste" (Emmanuelli, Mélenchon) pour reprendre les termes de Manuel Valls.

Un gros bémol toutefois à toutes ces bonnes nouvelles, Manuel Valls a vu dans la candidature à la présidentielle de Ségolène Royal une "volonté d’opérer une synthèse entre la gauche et le libéralisme" !

Il ajoute cependant : "Aujourd’hui, elle doit travailler, comme nous tous."

Oui, c'est certain, pour transformer le PS en parti libéral, il y a du boulot. Bon courage donc.

Pouvoir d'achat : Nicolas Sarkozy dévoile l'étendue de son incompétence

Nicolas Sarkozy a déclaré hier, lors d'un plaidoyer en faveur de sa future "loi de modernisation de l'économie",  qu'il avait à sa disposition "trois manettes" pour augmenter le pouvoir d'achat des français : les heures supplémentaires, la baisse des prix par la concurrence, et l'intéressement. (Source)

Les libéraux se réjouiront bien sur que Nicolas Sarkozy et ses amis aient enfin découvert que la concurrence fait baisser les prix au grand bénéfice du consommateur (et de son pouvoir d'achat donc), que Nicolas Sarkozy et ses amis envisagent donc de supprimer quelques uns des batons qu'ils ont si intelligemment mis auparavant dans les roues de l'économie (la loi Raffarin par exemple, un Raffarin qui sévit toujours à l'UMP).

Les libéraux s'amuseront aussi de voir que "modernisation" (de l'économie donc) rime finalement avec "libéralisation" (de l'économie toujours). Après des années d'antilibéralisme primaire, de la droite comme de la gauche, c'est un plaisir qu'on savoure.

Mais ce qui est très surprenant dans la déclaration de Nicolas Sarkozy, c'est qu'il semble totalement ignorer la principale "manette" qui est à sa disposition pour augmenter le pouvoir d'achat des français : baisser les impôts et les charges sociales !

En effet, l'Etat (et les organismes sociaux : Sécu, Assedic, etc...) prend chaque mois en impôts (et en charges sociales) la moitié du salaire de chaque français, la moitié de votre salaire donc. Si vous en doutez, vous pourrez très facilement le vérifier en lisant ce texte.

Alors, si au lieu de gesticuler, Nicolas Sarkozy se mettait enfin à réformer sérieusement l'Etat dont il a la charge, il pourrait sans aucun doute par la suite baisser les impôts et les charges et augmenter d'autant le pouvoir d'achat des français. Nicolas Sarkozy sera t-il assez intelligent pour le comprendre et pour le faire ?

Sarkozy fait des réformes ? En France ?

Nicolas Sarkozy et ses amis nous répètent à l'envie en ce moment que l'on n'a jamais autant réformé en France, que depuis 1 an, 55 réformes ont été menées ou sont en cours !

Qu'aucune réformes n'aient été entreprises auparavant, c'est assez vrai et Sarkozy est très bien placé pour le savoir vu qu'il a participé aux gouvernements Balladur (1993-1995) et Chirac (2002-2007).

Mais qu'un paquet de réformes aient été entreprises depuis 1 an, ce serait une très bonne chose (pourvu que ce soient les bonnes bien sur), mais c'est complètement faux à mon avis.

Une fusion ANPE UNEDIC certes. Une timide réforme des régimes spéciaux de retraite qui ne va même pas au fond des choses (les députés ont conservé leurs privilèges notament), à la rigueur. La mise en place d'un controle des chômeurs qui touchent des allocations, on verra. Mais à part ça, je ne vois pas.

Bref, en fait de "rupture" claironnée sur tous les toits, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent et c'est bien ça le problème.